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International

Serbia

The geopolitical problems of the country have generated numerous social and economic tensions, and it is the population that bears the brunt. In this situation, health service provision breaks down and vulnerable groups, such as drug users, find it difficult to get healthcare. MdM is involved, side by side with local NGOs, in supporting this population in facing the spread of AIDS and hepatitis.

RENCONTRE : Interview avec Sasa Markovic, infirmier, ancien travailleur de rue, aujourd’hui directeur de Veza

Veza est née en mai 2005 et a été créée par l’équipe locale de Médecins du Monde, afin d’être en capacité de reprendre le programme d’échange de seringues mis en place depuis l’été 2002 à Belgrade.

Depuis quand l’association Veza existe-t-elle ? Quelle est son histoire en Serbie ?

Veza est née en mai 2005 et a été créée par l’équipe locale de Médecins du Monde, afin d’être en capacité de reprendre le programme d’échange de seringues mis en place depuis l’été 2002 à Belgrade. La plupart d’entre nous sont présents sur le programme depuis le début, nous nous sommes donc familiarisés ensemble à la Réduction des Risques. Nous avons construit le projet associatif de Veza pas à pas, car aucun d’entre nous n’était vraiment habitué au fonctionnement d’une ONG.
Veza intervient dans un champ d’activités très nouveau en Serbie, et nous avons la chance de bénéficier de l’image de Médecins du Monde en tant qu’ancien opérateur : les institutions, les autres ONGs, locales ou internationales, nous font confiance et reconnaissent notre compétence unique en Serbie.

Quel est le champ d’intervention de votre association ?

Veza intervient auprès des usagers de drogue, c’est à la fois très novateur et très spécifique. Nous sommes en contact avec une frange de la population que personne ne connaît ou ne veut connaître. Soignants et autres ONGs sont très éloignés de ce public et ne souhaitent pas vraiment s’en approcher. Il nous faut donc avancer par étapes, proposer des formations, des rencontres, afin de dédramatiser et essayer de destigmatiser l’usage de drogues.

Quelles sont vos activités actuelles ?

Nous avons une unité mobile qui se rend dans différents endroits de la ville six jours par semaine, généralement en soirée. Et nous avons un lieu fixe de type boutique (ou drop-in) ou nous recevons les usagers cinq jours par semaine de 12h00 à 20h00. Nous faisons de l’échange de matériel stérile, nous informons les usagers sur les pratiques à moindre risque et nous proposons des soins infirmiers au sein du lieu fixe. Depuis environ un an, en partenariat avec un centre de soins, nous organisons des temps de dépistage VIH et hépatites B et C au drop-in, plusieurs fois par mois.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Nous espérons maintenir la confiance établie aujourd’hui avec les usagers ! Nous souhaitons aussi proposer plus de services, notamment de type soutien psychologique, et auprès des usagers issus de la communauté Rom que nous voyons en grand nombre sur le programme, et enfin s’assurer que les usagers de drogues bénéficient véritablement d’un accès aux soins comme tout autre citoyen serbe. Nous espérons que les traitements de substitution vont se généraliser et permettre ainsi à bon nombre de personnes de se stabiliser et de retrouver une vie sociale.

Et pour finir, que représente Veza pour vous ?

Ce programme a pour moi été une grande découverte : j’ai appris qu’il y avait d’autres façons d’aider les gens, à savoir par la pratique de la Réduction des Risques. J’ai aussi rencontré beaucoup de personnes qui pensent « autrement » et qui veulent aider les autres, et cela m’a beaucoup enrichi personnellement. Et de manière générale, Veza est pour moi un outil pour faire changer la société. Ce n’est pas seulement un programme d’échange de seringues, mais une manière de faire changer les mentalités, et donc la société toute entière.

Novembre 2006


After years of negotiation with local authorities, the Savski Venac substitution treatment centre, supported by MdM, opened its doors in Belgrade in October 2009. This pilot project, the first to be attached to a centre for primary healthcare, has allowed better access for drug users to treatment and appropriate services.


Access to substitution treatment.

Belgrade - Long term


ACTIVITIES

The establishment of the Savski Venac centre caused, in effect, a minor revolution at the heart of the Serbian health system. Working within a centre for primary healthcare, the MdM teams were able to establish an innovative approach, in close co-operation with the personnel of the centre, and with the medical and psyco-social services, whilst still being respectful of drug users, who until now have been heavily stigmatised. As well as work carried out to raise awareness among health professionals, a large network of contacts was established to ensure continuity in the care provided outside the centre. The team in Savski Venac has also provided technical support for the creation of new substitution centres, financed by the Global Fund, in 2010.


RESULTS

120 patients benefited from care specific to their needs (with a 95% retention rate), more than 100 patients are enrolled on the waiting list..


OUTLOOK

The management of the Savski Venac centre, today partially autonomous, will be completely transferred to the local authorities at the end of 2011. This last year will therefore be spent preparing for MdM’s withdrawal by organising specialised training and the handover of daily activities.

  Life expectancy : 74.4yrs
IDH : 0.735; rang : 60/169*

Population
Beneficiaries : 120

Target: 2,500

Personnel

Local : 4

Expatriate : 1

Co-ordinators :
Programme : Patrick Gassmann
Field : Julien Collette
HQ : Violaine Gagnet
 Budget 2010 : €130,154Funding : MdM


 

A female patient

“In the centre I feel safe and free to express myself. The staff listen to you. They helped me to find a job in the industrial cleaning sector. The doctors help me to overcome hepatitis C. I must confess that they have taught me to live and to work with the illness. At the hospital it is not at all the same approach. For example, my partner, who is also on methadone, receives no support whatsoever.”

November 2011


* Source : unpd 2010